Le nouvel opus du roi des jeux vidéos de football est arrivé et a frappé une fois de plus très fort.Repartant sur des bases solides, Electronic Arts lance son nouveau bébé dans le monde cruel des joueurs. Les joutes n'auront pas mis longtemps à livrer leurs premiers enseignements. Ce nouvel opus reprend presque intégralement le moteur graphique de son prédécesseur. Déjà de très haute facture, il se voit gratifier de beaucoup de petits ajouts, certes mineurs, mais participant à une ambiance générale en constante évolution. En effet, le panel des animations a été étoffé et la physique de déplacement des joueurs et de la balle a profondément changé. Le fond sonore n'a quant à lui que peu évolué, l'ambiance des stades est légèrement plus survoltée et les commentaires sont globalement les mêmes. Le principe de pouvoir ajouter soi-même des chants est un grand plus et une joie pour les oreilles. Les menus sont eux toujours portés sur la sobriété la plus pure.
Resserrer les lignesSi les graphismes n'ont pas évolué, le rayon des nouveautés a lui de quoi ravir les assoiffés de simulation que nous sommes. Le changement de physique de balle participe à une modification globale du style de jeu. Les joueurs étant facilement déséquilibrés, envoyant la balle n'importe où s'ils ne sont pas en bonne position, frappant dans les tribunes s'ils n'arment pas du bon pied... Le moteur graphique a été étoffé et peut être même poussé à sa limite.
 | | Mais le cœur de la simulation d'EA nous vient de leur nouveau système de jeu baptisé "Personality +". Cet ajout de la part des programmeurs canadiens vise une chose pure et simple : devenir une réelle simulation. Il crée une différence notable entre les joueurs évoluant sur le terrain. Un bon passeur ratera très rarement sa cible même en une touche de balle, tandis qu'un autre moins à l'aise aura beaucoup de mal a assurer ne serait-ce que sa première relance. De la même façon, un attaquant réalisera de meilleures frappes de balles (de son bon pied) qu'un défenseur.
|
Pour résumer l'impact incroyable de cette nouveauté, il suffit de comparer deux styles de jeu. Si FIFA 10 faisait la part belle au jeu rapide et en une touche de balle inspirés du tica-taca Barcelonais, son petit frère lui ressemblerait plus au jeu présenté par l'Espagne lors du mondial Sud-africain. Basé sur une construction plus lente, cet opus permet aux joueurs aimant progresser par petites passes courtes de lutter face aux afficionados de la contre-attaque.
L'autre changement notable vient de la défense dans son intégralité. Les espaces sont plus restreints et les attaquants léger physiquement ne font pas long feu face aux monstres des défenses anglaises. L'IA qui accompagne le joueur est d'ailleurs nettement plus évoluée, le ressentis avait déjà été crispant sur la démonstration en mode légende. A cette défense de fer vient s'ajouter le dernier rempart. Souvent nommé de la sorte dans le monde du ballon rond, ce surnom prend tout son sens dans ce FIFA.
| |  |
Presque toujours bien placé, excellant dans les face à face, les gardiens de but sont incroyablement fort. Fini les sorties à l'aventure, si vous ne lui indiquez pas de bouger, le portier reste sur sa ligne le plus longtemps possible et jaillira dans les pieds de l'attaquant au dernier moment, multipliant les arrêts réflexe.
Les arbitres quant à eux ont tous fait un stage d'un an en Angleterre. Doté de certaines décisions plus que discutable et d'une gestion de l'avantage encore approximative, bien que de meilleure facture que dans le précédent, on est encore très loin du compte. L'énorme évolution arbitrale, disponible en mode offline, est le coup de sifflet réprimant une main. Et oui, vous ne rêvez pas, ils peuvent à présent siffler les mains et ce même dans la surface de réparation. Mais ceci n'est pas automatique et est une option encore perfectible à nos yeux, dieu merci cela sauve Thierry Henry.
Des joutes sous tension Soucis majeur de FIFA 11 depuis sa sortie : L'instabilité des serveurs. Il est très difficile de pouvoir jouer agréablement face à d'autres joueurs mais EA travaille au renforcement de ses plateformes. Ceci mis de coté, les matchs proposés sont très souvent à couteaux tirés. Les passes étant moins assurées qu'a l'accoutumée et la fatigue influant sur le cours de la partie, les matchs sont très souvent serrées jusqu'à la fin et tiennent en haleine même les joueurs.
 | | On note surtout une évolution dans la façon d'aborder les matchs. Plus posés, le ballon circule beaucoup plus entre les lignes et surtout les débordements deviennent l'arme la plus efficace. Là où le précédent opus valait plus par un jeu au sol et rapide, celui ci opte pour les décrochages sur les ailes accompagnés de centres précis.
|
Ainsi, le dosage du centre influe cette fois réellement sur la distance et les plus aguerris se régaleront d'envoyer des balles aux petits oignons sur la têtes de leurs attaquants idéalement postés dans la surface de réparation. Une fois de plus, ça ne rentre pas à tous les coups. Les défenseurs peuvent avoir le dessus et surtout, le gardien peut encore être là. Mais ce style de jeu semble bien plus prononcé qu'auparavant.
| Le mode club propose dorénavant de jouer à 11. C'est ici aussi que se situe une évolution majeure dans le monde des jeux de football en général, le joueur peut enfin prendre en main le gardien de but. Mais attention, ce poste exige d'être patient et d'avoir les nerfs solide, car l'erreur ne pardonne pas. Autre modification notable, les clubs ne pourront plus disposer de plusieurs équipes jouant simultanément. Mis à part ces deux retouches, ce mode ne propose rien de différent par rapport à celui du précédent. | |  |
On regrettera cependant l'absence d'un réel module online de double ainsi que l'attente encore et toujours d'un mode spectateurs afin de vous retransmettre à vous, fidèles lecteurs, les matchs des grandes compétitions en ligne. Mais nous ne désespérons pas de les voir arriver dans une future suite.
Un portage enfin à la hauteur  | | Du côté du PC, la version proposée est enfin à la hauteur des attentes des joueurs. Pas besoin d'en étaler les changements puisque le jeu a tout simplement changé du tout au tout. FIFA 11 sur PC n'est autre qu'un portage mis à jour de FIFA 10 version console. Un jeu plébiscité l'an passé par la presse des jeux vidéos. Même si ce n'est pas encore la dernière version d'un jeu en constante évolution, nous pouvons remercier EA d'avoir enfin décidé de changer ses vieilles habitude et une version PC du niveau de la PS2 là où son plus grand concurrent proposait déjà une version dite "next-gen". |
Les joueurs seront donc ravis de pouvoir enfin se départager sur un jeu à la hauteur de leurs attentes. En souhaitant que le prochain soit le même sur les deux supports.
Et la concurrence dans tout ça ? Qu'en est-il de l'ennemi de toujours ? Du côté de Konami, on s'est enfin aperçu que la route empruntée depuis quelques années était la mauvaise. Un virage à 150° en arrière pour la firme nippone qui propose un PES 2011 innovant. La simulation semble revenu au gout du jour pour l'équipe de Seabass et ceci ne peut qu'être loué. Plus délicat à prendre en main que les anciens et reprenant un système similaire à celui du bébé d'Electronic Arts pour les passes, l'ancien chouchou de l'eSport commence à attaquer son sprint pour revenir à hauteur de son adversaire.
Mais cela n'est pas encore suffisant. Graphiquement incroyable, les joueurs sont aisément reconnaissables, mais leur déplacement est plus qu'étrange, croyant parfois voir Golum faire un appel le long de la ligne accompagnés d'une conduite de balle légèrement trop rigide. Le manque de licence leur fait toujours cruellement défaut face à un concurrent qui aligne de son côté un bon paquet de championnats et de noms officiels.
| |  |
Pourquoi 150° au lieu de 180 ? Le virage n'est pas encore complètement pris, le jeu faisant encore la part belle aux dribbles abusifs et aux frappes sorties tout droit d'un dessin animé bien connu de la génération Club Dorothée. Les gardiens sont eux toujours autant à la rue et ont des moignons à la place des mains. En bref, PES prend la bonne direction, mais se montre encore loin du compte.
ConclusionEn conclusion, FIFA est encore au dessus du lot cette année, présentant même sur PC une version pouvant ravir la première place à son ennemi de toujours. Sans réelle évolution graphique et encore perfectible sur certains points, Electronic Arts a cependant mis un nouveau coup d'accélérateur dans la course à la simulation. Mais attention de bien garder un oeil au rétro-viseur, Konami est bien décidé à refaire son retard et prend enfin la bonne voie cette année. La guerre est loin d'être terminée...
Graphisme : Stephane "Dekey" Sanchez
En collaboration avec William "P0uPid0u Gellato
Sommaire