Alors que l'ESWC 2011 est sur le point de s'achever, Esportsfrance dresse le bilan de cette coupe du monde du point de vue événementiel.Si les joueurs étaient globalement satisfaits de l'ESWC 2010 et si la presse avait pu faire son travail dans des conditions plutôt bonnes malgré quelques ratés, les spectateurs ne pouvaient pas vraiment en dire autant puisque tout avait été fait pour qu'ils ne puissent pas assister (en nombre) à cette coupe du monde. Dès le choix des lieux, les organisateurs savaient qu'il serait impossible d'accueillir des spectateurs dans la zone joueurs mais cela ne les avait pas empêché de vendre des tickets avant de les annuler.

La scène de l'ESWC 2010
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Ce que les organisateurs n'avaient par contre pas prévu c'est que, à
cause de la canicule et de problèmes matériels imputables à Disney, le
mondial du jeu vidéo ne pourrait pas être utilisé afin d'accueillir des
matchs alors qu'il avait notamment été prévu à cet effet : des
températures de plus de 40° ne sont pas vraiment des conditions
optimales pour jouer et, à peu de choses près, seules les finales ont
été organisées dans cette serre et mêmes celles-ci n'avaient attiré
qu'un nombre assez limité de spectateurs. |
| L'année 2011 arrive et amène son lot de changement : une nouvelle
direction tout d'abord (qui se fait aider d'Oxent, la société de
Matthieu Dalon créateur de l'ESWC, pour l'organisation) mais surtout un
changement de cadre avec un retour au Parc des Expositions de la porte
de Versailles qui avait déjà accueilli l'événement en 2007. Mais à la
différence de cette édition, l'ESWC loue cette fois-ci un espace au cœur
du Paris Games Week. |
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Une partie de la scène de 2011
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La foule durant la finale SC2
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Ce simple fait accroit de manière spectaculaire le nombre de spectateurs
potentiels puisqu'on passe de quelques centaines (milliers tout au
plus) à plus de cent milles. Tant la scène que la zone joueur peuvent
contenir infiniment plus de spectateurs que l'an dernier et lors de
chaque match toutes les places assises étaient prises, c'est même une
véritable marée humaine ( 3800 personnes) qui a déferlé dans la zone
ESWC pour assister à la finale de Starcraft II et soutenir avec ferveur
Stephano. Si ce succès de foule est autant imputable aux bons résultats des
Français qu'à la situation de la scène, les organisateurs ne se sont pas
contentés de la planter là en priant pour que les gens viennent. |
On peut peut-être reprocher à l'ESWC l'absence de campagne de publicité
spécifique même si le logo apparaissait sur toutes celles du Paris Games
Week mais, sur place, Games Solution et Oxent ont mis les petits plats
dans les grands afin de parfaire le spectacle. On peut penser à la cérémonie d'ouverture agrémentée d'un tournoi pour la presse, à la présence de commentateurs parmi les plus populaires sur leurs jeux, aux danseuses qui faisaient le show avant chaque match, aux interviews d'après match réalisées en anglais, aux conférences de presses, aux cérémonies de remise des prix avec drapeaux et hymnes nationaux (une première),...
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Les fameuses danseuses qui avaient fait leur apparition à bercy
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En résumé, on pourrait dire que si l'édition 2010 était avant tout là pour convaincre la planète esport que Games Solution était capable d'organiser un tournoi et surtout de payer les prix aux vainqueurs, celle de 2011 a tenté de se rapprocher de ce que tout le monde s'accorde à considérer comme LA référence : Bercy 2006. S'il est difficile de comparer l'affluence aux deux événements dans la mesure où il n'y avait que l'ESWC à Bercy, tout à été fait pour que les spectateurs soutiennent leurs champions avec la même énergie qu'il y a 5 ans et, de ce point de vue là en tout cas, l'ESWC semble être sur la bonne voie.